KIRGHIZISTAN

Pour moi, les études, quelles que soient leurs formes, sont essentielles à la compréhension du monde, mais ne sont nullement un substitut à l’expérience qu’on en a. C’est pour cela que je fais une année sabbatique, je veux expérimenter. Quoi? vous me demanderez. Je n’en suis pas très sûre moi-même, c’est bien le but non? Je veux rencontrer des gens, apprendre à connaître différentes cultures, différentes manières de penser, me lancer dans le bénévolat, mais surtout, laisser chaque opportunité à la chance de définir mon année.

Mon voyage avec Peter s’inscrit donc dans cette optique. Mais pourquoi donc le Kirgzis…. kizi… stan?

Le mariage d’un cousin chinois était prévu début octobre à JinZhou, au nord de Pékin. Peter devait aller à l’armée le 31 octobre. Et nous voulions faire un voyage ensemble. Il fallait donc le prévoir entre septembre et octobre. Où aller en un mois? Peter a trouvé un billet pas cher pour le Kazakhstan, un pays énorme où, à priori, il n’y a pas grand chose, mais qui nous permettrait d’explorer l’Asie Centrale, région qu’aucun de nous n’avait encore visité. L’idée est donc partie de là. Pour diverses raisons, nous n’avons pas acheté le billet tout de suite et le prix a augmenté jusqu’au point où il fallait trouver autre chose. Nous sommes donc tombés sur un billet pour Bishkek, capitale du Kirghizistan (oui je sais, ça se prononce comme ça s’écrit… Mais omettre le ‘i’ entre le ‘z’ et le ‘s’ est tellement plus poétique! 😉 ). Et voilà!

C’est donc comme ça que notre voyage s’est construit. Traverser le Kirghizistan de Nord au Sud, – Oh! Et pourquoi pas le Tadjikistan? C’est sur le chemin! – , et finalement couper à travers toute la Chine afin d’arriver à temps pour le mariage. En un mois?! Parfait!

Je me suis souvent demandé si c’est Peter qui m’a influencée à vouloir voyager. Mais je ne pense pas que ce soit purement du mimétisme. Peter et moi sommes sur la même longueur d’onde sur énormément de sujets. Le tourisme de masse et tout ce qui est associé m’ont toujours dérangé. Quelque chose dans la manière de faire, de toujours chercher à manipuler les envies et les besoins des gens afin de pouvoir amasser de l’argent… ça sonne terrible non? Depuis longtemps, j’ai eu de la peine à prendre complètement plaisir aux voyages en famille qui se limitaient à voir des musées, visiter des sites touristiques, manger copieusement aux restaurants et dormir dans de bons hôtels. Je me disais toujours: si notre but est de passer du temps en famille, pourquoi dépenser tant d’argent sur des expériences que nous oublierons bien assez tôt?

Donc quand Peter à commencé a voyager à sa manière, il a clairement montré qu’il était possible de faire autrement. Le voyage ne se résume pas à voir une ville et son histoire, faire des emplettes de souvenirs et d’objets moins chers que dans notre chère Suisse, de manger les spécialités du pays. On a besoin de donner plus d’importance au côté humain. Pourquoi habiter à l’hôtel quand l’auberge offre la possibilité de partager ses expériences avec d’autres? Pourquoi habiter à l’auberge   quand aller chez l’habitant permet de discuter de l’histoire et de la situation actuelle avec des gens du pays? Quoi de mieux que de manger dans un restaurant conseillé par un local? Vous l’aurez compris, avoir quelqu’un qui donne du sens à tout ce qu’on vit est bien plus enrichissant que d’aller d’un endroit à un autre de manière déconnectée. Cela permet de s’immerger dans un lieu, une culture et une histoire, d’assimiler une émotion à la connaissance, de l’intérêt à l’information. Je vous l’assure, notre mémoire marche mieux par assimilation ;). Bref, donner substance au voyage.

Et bien sûr, cet échange de culture permet de créer des liens qui vont bien plus loins qu’un contact superficiel. Toutes ces personnes que vous rencontrer restent souvent de bons amis qui, un jour, viendront vous visiter chez vous. Le voyage ne se termine pas sur le vol du retour!

 Je suis ouverte à la discussion et suis curieuse de savoir si d’autres partagent mes pensées! 😀

« Ça suffit maintenant, laisse moi lire!!! »

Être entouré de milliers de gens qui prient à l’unisson, c’est comme boire une grande tasse de café noir. L’énergie est puissante et on ne peut pas s’empêcher de ressentir la tension dans l’air. Jusqu’à ce qu’on remarque les quelques locaux qui regardent leurs smartphones, qui ont l’air de s’ennuyer un peu.

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Ecrit par Nina

Angelina va chercher sa mère Iliana et en moins de cinq minutes ils ferment le magasin et nous nous retrouvons dans leur voiture. L’excitation et la bonne ambiance sont palpables alors qu’on passe chez eux, qu’on fait le plein, puis qu’on va dans les montagnes. On se sent directement intégré dans la famille et somme emportés par leur entrain. La mère et le père parlent à toute vitesse en russe et Angelina traduit.

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Aleksandrovka

La famille d’Alim

Ecrit par Nina

Toute sa famille,  comme on l’apprend, est Doungane, identique au groupe ethnique des Hui dont fait partie ma grand-mère. Cette branche de chinois de l’ouest, en majorité musulmane, a émigré un peu partout en Asie centrale et représente une minorité au Kirghizistan. Ils parlent le doungane, un dialecte chinois, en plus du kirghize et du russe. Tout ce qu’on apprendra d’eux représentera donc un mixe de culture kirghize, doungane et musulmane, la famille étant très traditionnelle et religieuse. Alim n’en reviens pas que nous ayons les mêmes origines.

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Aleksandrovka

Professeur Peter Pan

Ecrit par Nina

Peter se lance dans un speech fervent à travers les philosophes qui ont sculptés la voie du développement de soi (et fondés le système de pensée occidental) : Socrate, Platon, Aristote, Diogène, Alexandre le Grand. Cela dérive sur les grands empires et empereurs de l’histoire et leurs idées supposées rendre le monde meilleur. Un vrai cours d’histoire passant par l’empire romain et perse, jusqu’aux idées de Cyprus, Mao ou encore Kadaffi.

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Aleksandrovka

Fiançailles kirghizes

Ecrit par Nina

la grande majorité des filles et femmes avec qui j’ai eu l’occasion de discuter sont mariées, la plus jeune s’étant mariée à 17 ans. C’est très étrange de côtoyer des gens qui sont de mon âge, voir plus jeune, mais qui, de par leur statut de femme mariée et de mère d’un ou plusieurs enfants, représentent pour moi des adultes aux expériences et vies établies.

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Ecrit par Nina

Pour se déplacer entre les villes au Kirghizistan, le stop est le moyen le plus pratique et le plus courant. Il suffit de tendre le bras, et non de tourner le pouce vers le haut comme on le supposait, et très rapidement, des voitures s’arrêtent. Les chauffeurs, selon la distance parcourue, réclament en général un peu d’argent, mais si ce sont d’honnêtes gens, la somme est toujours dérisoire: par exemple 6 frs pour 340 km et six heures de route. On a donc fait route avec quatre véhicules différents et, à plusieurs reprises, on a attendu au bord de la route ou roulé en compagnie de locaux.

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Ecrit par Nina

Je me lève à 8h, enthousiaste de commencer cette journée qui nous réserve des surprises: de magnifiques paysages malgré le froid, une frontière peut-être difficile à passer, mais surtout la découverte du Tajikistan. Je prépare mon sac et tente de réveiller Peter, qui s’enfouit sous ses couvertures. Je sors me rincer le visage, passe aux toilettes et jette un coup d’œil à la route. Pas une voiture ne passe. Je laisse donc Peter profiter de son sommeil, bien que mon côté méchant me pousserai à le réveiller pour qu’il tienne sa promesse de se réveiller tôt. Je me pose donc au soleil sur le pas de porte du bâtiment et profite de la chaleur. A 9h je retourne réveiller Peter et il se cache sous ses couvertures. Cette fois, sans merci, je l’oblige à se lever.

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