Sur la route du Pamir

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Sur la route du Pamir

Ecrit par Nina

Nous quittons la famille en Marshrutkas et descendons à Kara Balta, la ville à l’extrémité Nord de la route nommée M41, mais plus connue sous le nom de route du Pamir. Elle traverse le Kirghizistan du Nord au Sud, puis entre au Tadjikistan pour finir en Afghanistan en passant par l’Ouzbékistan. Nous en parcourrons environ 823km, selon google maps, sur quatre jours.

M41 - Route du Pamir

Ayant du temps à disposition, j’en ai profité pour écrire un peu, malgré le fait qu’observer le paysage pendant les 823km de route ne m’aurais pas ennuyée une seconde. Le Kirghizistan est composé d’environ 80% de montagne, dont la chaîne de montagne du Tian Shan. La route en traverse une bonne portion, nous dévoilant une merveille du paysage à chaque tournant et nous offrant le loisir d’admirer les formations et couleurs des roches. Nous avons été intrigués et fascinés par la géologie de la région. Plus tard, je suis tombée sur cet article incompréhensiblement complexe qui commençait par:  » Geological structure of Kyrgyzstan is very complicated ».. et en effet, l’article le reflétait totalement. Des heures de recherches m’ont convaincue que le meilleur moyen pour moi de vous expliquer la beauté de ces paysages enchanteurs est de vous assurer de me croire. Haha, jugez par vous-même en regardant les photos qui suivront.

On a également fait des arrêts fréquents le long de rivières pour remplir nos bouteilles d’eau délicieusement fraîche et pure.

La quantité d’eau au Kirghizistan est estimée couvrir 4% du territoire et les petits ruisseaux ne manquent pas. Anecdote: une des rivières du territoire, Syr Darya, qui rejoignait initialement la mer Aral, a été déviée de son chemin habituel. La mer Aral, elle, est aujourd’hui connue pour ses bateaux posés dans le sable, le lac étant presque totalement asséché. Un gros problème pour la région. Toutes les rivières et fleuves qui s’y jetaient ont été déviés pour irriguer les champs de cotons dans la région des Stans.

Mais revenons à notre trajet vers le sud du Kirghizistan, qui est lié pour moi, à la musique traditionnelle kirghize et russe. Cette musique de type vif et joyeux, qui ne s’est pas arrêtée une seule fois, mettait en quelque sorte les paysages éternellement changeants en évidence, comme pour dire: « tiens, tout ce que tu vois, fait partie de ma culture et j’en suis fier ». Je me demande d’ailleurs si ces musiques auraient été si entraînantes si on comprenait le kirghize ou le russe, comme les musiques populaires occidentales seraient certainement plus supportables si on ne comprenait pas leurs paroles.

Quant à notre mode de transport, il était clair dès le départ. Pour se déplacer entre les villes au Kirghizistan, le stop est le moyen le plus pratique et le plus courant. Il suffit de tendre le bras, et non de tourner le pouce vers le haut comme on le supposait, et très rapidement, des voitures s’arrêtent. Les chauffeurs, selon la distance parcourue, réclament en général un peu d’argent, mais si ce sont d’honnêtes gens, la somme est toujours dérisoire: par exemple 6 frs pour 340 km, donc six heures de route. On a donc fait route avec quatre véhicules différents et, à plusieurs reprises, on a attendu au bord de la route ou roulé en compagnie de locaux.

Notre budget, lui, se limitait aux quelques hôtels et restaurants dans lesquels nous sommes allés quand on ne vivait pas chez l’habitant.

Voici nos aventures lors de notre traversée:

Un couple Kirghi nous prend à Kara Balta. Leur destination est Osh. Ils ne parlent que quelques mots d’anglais, dont ‘Photo Break’, tellement utilisé pour nous permettre de prendre des photos des paysages incroyables qu’on passera, qu’il en est devenu légendaire. A midi, on s’arrête pour manger dans une des yourtes-restaurants qui se trouvent tout le long de la route. L’endroit n’est pas très ragoûtant. Le repas, qui est également le plus cher qu’on ait eu au Kirghizistan, est une assiette d’agneau, accompagné de pain qu’ils appellent Naan. Nous nous débrouillons pour finir l’assiette (bon d’accord, je dramatise un peu  ) et en sortant, l’homme, Aibet, nous amène derrière la yourte pour nous montrer quelque chose. En effet, un groupe d’hommes est occupé à enlever la peau d’un agneau, à seulement dix mètres de deux autres agneaux en train de paître… Charmant.

Cliquer sur les flèches pour faire défiler les photos (idem pour la suite)

Les Yourte-restaurants.
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Les yourte-restaurants.

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Le couple Kirghiz.

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Hé Marie, Il est passé où Jean? ...

On a également l’occasion de goûter à un bonbon de prédilection des kirghiz: des boules blanches faites avec du lait fermenté: dé-gueu-lasse. Peter, sans se douter du piège qui lui est tendu, le gobe en entier. Le globule blanc ne tarde pas à se trouver à ses pieds alors que ses papilles gustatives le maudissent sûrement, tout comme les miennes.

On continue notre chemin. Nos ‘photo break’ se multiplient en parallèle aux arrêts destinés à remplir nos bouteilles d’eau de source, que seuls les locaux savent où trouver. A chaque arrêt, Aibet ouvre le capot de la voiture pour faire respirer le moteur. On n’y fait pas attention sur le moment, mais c’est un signe avant-coureur de ce qui allait arriver.

Tout se passe très vite. A la moitié du chemin, la voiture commence à faire un bruit étrange, beaucoup trop étrange, puis à cracher de la fumée à tel point qu’on ne voit plus la route, ni les voitures derrière nous. Soudain Aibet crie quelque chose et malgré le fait qu’on n’y comprenne rien, on se retrouve dehors en moins de deux secondes à courir pour nos vies.

On a cru que la voiture allait exploser, par chance, elle n’a ‘que’ surchauffé. J’éclate d’un rire nerveux alors que, chose surprenante, le premier véhicule – un camion – qui passe s’arrête pour nous aider. Bien sûr, le moteur ne veut pas redémarrer comme si c’était chose courante, le gars du camion sort une corde pour nous remorquer jusqu’au prochain village où nous passons la nuit: Karakul.

Pfffiiiooooouuuuuu! Restons à L'écart... On Sait Jamais.
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Pfffiiiooooouuuuuu! Restons à l'écart... On sait jamais.

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Prêts?

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GO!!!

Le lendemain, pour aller à Osh, on monte dans le Marshrutkas qu’on voit passer sur la route. C’est un des moyen de transport le moins cher. Le conducteur nous laisse nous asseoir à l’avant, nous permettant de profiter au maximum de la vue. Lors d’une des pauses, une femme qui avait tenté à plusieurs reprises de me parler, mais qui ne connaît pas un mot d’anglais, m’offre une bague avec un motif kirghiz magnifique. Avec l’aide du chauffeur, qui parle quelques mots d’anglais, je comprends qu’elle veut quelque chose en échange. Malheureusement, je n’ai absolument rien d’échangeable, n’étant pas une fan de bijoux et n’ayant rien amené de superflu. La seul chose à laquelle j’arrive à penser, c’est aux quelques francs suisses qui traînent au fond de mon sac. Je reviens donc avec 1 frs et le lui donne en sachant pertinemment que ce n’est vraiment pas le meilleur échange. Elle le refuse tout de suite, mais en remontant dans le bus, je la range dans ma poche, sachant qu’elle va ruminer son refus pendant tout le reste du voyage et me redemander la pièce à notre arrivée. Ce qu’elle fit :). J’apprendrais, en rentrant à Genève, que la bague est faite en argent…

Une Petite Pause?
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Une petite pause?

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Notre chauffeur de Marshrutkas.

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C'est la femme du milieu.

A Osh, on fait un tour dans le grand bazar. Il s’y vend de tout et Peter rajoute des chapeaux musulmans à sa collection de chapeaux.

En rentrant dans un petit magasin, on fait la connaissance d’Aya, une fille de 22 ans qui gère le magasin seule. Pourtant, c’est celui de son père, mais il est incapable de s’en occuper, car il ne connait pas les prix. La mère, elle, a relayé le boulot du magasin à sa fille dès qu’elle était assez grande pour s’en occuper seule. Aya nous dit, avec résignation, qu’elle n’a pas de plans pour le futur, car elle ne projette rien d’autre que de s’occuper du magasin. Sa relation avec son père reflète également le contrôle exercé sur les femmes. Alors qu’elle nous montre l’appartement pas cher qu’elle s’est arrangée pour nous trouver, on l’invite à manger avec nous. Elle accepte, mais son père, qui nous a accompagnés, l’empêche de venir et une fois qu’elle nous a installés, elle se retire avec son père sans un mot.

Nous nous rendons donc seuls dans un restaurant. Après le repas, Peter repère de l’activité dans le bâtiment d’en face. Un mariage s’y déroule. Nous nous faufilons à travers le monde qui prend l’air à l’extérieur, avec le sentiment, totalement fondé, d’être déplacés autant par notre accoutrement de voyageurs que par notre simple présence. Nous rentrons dans le bâtiment et longeons le mur en rentrant dans la salle immense où se trouvent les invités. Ils sont assis autour de grandes tables couvertes de nourriture de toute sorte. Nous observons l’ambiance et le monde alors que nous faisons le tour de la salle en s’attendant à être éjectés de la fête à tout moment, mais alors que nous nous dirigeons vers la sortie, un groupe d’hommes assis à une table nous hèlent et nous invitent à nous installer. Surpris, nous prenons place à la table où une dizaine de personnes nous dévisagent, certaines satisfaites de leur ‘capture’ et d’autres perplexes de la présence d’inconnus à leur table.

Nous apprenons que le fils d’un dentiste se marie et que tous les dentistes de la ville et leurs familles sont présents à la fête. Là, une pensée singulière me traverse l’esprit: si pour une quelconque raison, un incident venait à se produire dans le bâtiment, il n’y aurait plus de dentistes à Bishkek… Quelle pensée étrange. Quoi qu’il en soit, le mariage traditionnel kirghize suit son cours. Le père fait un discours passionné, mais qui semble surtout destiné à animer la salle, puis un chanteur est invité sur scène. Son premier morceau suffit à donner sens à nos heures de route à écouter de la musique kirghize: devant nous se matérialise, en live, l’ambiance et le style qui caractérisent la musique kirghize. Pour couronner le tout, le chanteur porte un chapeau traditionnel. Petit à petit, les gens quittent leur table pour entourer les mariés qui dansent une sorte de valse sur la piste. Peter et moi finirons la soirée en dansant.

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En quittant le mariage, une autre pensée me traverse. Ce mariage, pour la majorité des gens, n’a probablement pas d’autres sens que celui d’une formalité, accompagnée d’un bon repas… Je me demande comment les mariés se sentent parmi tant de gens qui se fichent probablement pas mal de leur bonheur.

Le lendemain, avant le lever du soleil, on se rend à Solomon’s trone, une montagne en plein milieu de la ville. C’était un lieu important de pèlerinage musulman et pré-musulman. La vue sur la ville alors que l’aube se lève est magnifique.

En redescendant, on s’arrête à la mosquée à la base de la montagne. Quatre fines tours entourent un dôme central en métal. La simplicité du bâtiment et des décors inspire émerveillement. Il n’y a personne. Nous y entrons. Elle est totalement vide, excepté un homme qui dort dans un coin. La sobriété de l’extérieur se retrouve à l’intérieur. Un tapis rouge aux motifs de colonnes couvre le sol et des écritures coraniques peuvent se voir sur le mur du fond et en cercle sur la base du dôme. La lumière qui filtre à travers les fenêtres verticales nous offre l’atmosphère parfaite pour une courte sieste. Plus tard, on montrera nos photos à un groupe d’hommes qui nous expliquerons que j’aurais eu la tête coupée si on m’avait vu entrer dans la mosquée… Mais je vous assure, la sieste en valait le coup. 😉

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On quitte Osh dans l’après-midi. Il y a tellement de monde dans la ville, qu’on se dirige un peu plus à l’extérieur que d’habitude, pour pouvoir trouver un endroit tranquille où faire du stop. Après quelques voitures nous demandant un prix astronomique, un homme nous prend. N’habitant pas à Sary Tash, dernière ville avant la frontière, il nous dépose près d’un petit village.

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Le soleil commence à décliner et le nombre de voitures qui passent est faible. Quelques voitures passent, ne s’arrêtent pas et dans nos esprits commence à germer une idée. Nous nous trouvons près d’un petit village entouré de montagnes et traversé par une rivière. N’est-ce pas l’occasion parfaite pour passer la nuit chez l’habitant? Peter me demande si je voudrais passer la nuit ici, j’hésite et il ne semble pas totalement convaincu par l’idée. On hèle encore deux voitures mais sans entrain, car inconsciemment, on a déjà pris notre décision. On se rend donc au village et on fait un petit tour. Deux petites filles, chacune un bras sur l’épaule de l’autre, nous repèrent et commencent à rires hystériquement en nous suivant. Elles sont adorables et s’arrêtent en feignant de ne pas nous suivre, tout en riant de plus belle à chaque fois que je me retourne. On zigzague le long de petites habitations, en briques couvertes de terre pour l’isolation, en espérant se faire inviter par quelqu’un. On passe le centre du village, traversé par la seule route goudronnée, où se trouvent un magasin et une mosquée, puis on suit une petite allée.

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On tombe finalement sur deux hommes à qui Peter demande conseil pour une nuit chez l’habitant. Un des hommes nous guide à quelques maisons de là, chez une femme avec qui il discute quelques instants avant de nous déclarer qu’on peut manger et dormir là en échange d’une certaine somme d’argent. Nous en sommes plus qu’heureux. La femme, qui habite apparemment avec ses deux enfants, nous installe à la table à manger à l’entrée de la maison. Notre rapport avec elle restera distant, malgré nos tentatives d’entrer en contact, et se limitera à quelques phrases échangées dans respectivement un anglais et un russe très, très, très approximatifs. Quand elle nous sert du thé et s’en va préparer notre dîner, je sens que mon aide ne serait pas appropriée. Elle ne nous montrera pas le reste de la maison, ni ne nous présentera ses enfants et le lendemain matin, je remarquerai qu’ils mangent dans une pièce différente. Je pense que notre contact a été froid parce que ce n’est pas elle qui nous a invité, qu’elle faisait ça pour une somme d’argent et bien sûr aussi parce qu’on n’avait pas de langue commune. Ce qui finalement est compréhensible bien que dérangeant. C’est seulement quand l’homme, qui s’appelle Altin, revient pendant notre repas, que la conversation est relancée. Altin est enchanté de notre présence et nous pose des millions de questions. Il ne parle pas très bien anglais, mais on se débrouille grâce à google translate que je viens d’installer sur mon téléphone. Il nous tiendra compagnie toute la soirée et la matinée du lendemain.

Altin Sur Google Translate Pendant Qu'on Mange.
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Altin sur google translate pendant qu'on mange.

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Altin et deux de ses amis.

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La nuit au village.

Le lendemain, je me réveille avant Peter, qui est resté debout avec Altin et deux de ses amis jusque tard dans la nuit. En sortant de la chambre, la mère m’invite à m’asseoir à la table où une partie du repas repose déjà. Il est très similaire dans la composition à notre dîner du soir précédent, ce qui ne l’empêche pas d’être très bon. Altin arrive peu après et me fait comprendre qu’il veut que je vienne avec lui à l’arrière de la maison pour prendre des photos. Je le suis et il me présente à ses frères. Ils sont debout devant une vieille voiture verte. D’un sac plastique noir, ils sortent même une bouteille de vodka… et il est 9h du matin! On discute un moment et le plus âgé, à force de gestes et de traductions, dit qu’il veut venir en Suisse avec nous. Il me demande combien il serait payé pour faire le ménage. Toute la troupe est hilare alors qu’il continue à mimer sa venue en Suisse et le travail qu’il pourrait faire. C’est un mardi et ils sont tous là à se prélasser. Je me demande quel est leur quotidien dans le village.

La Famille Et Moi.
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La famille et moi.

Peter finit par nous rejoindre et après avoir mangé quelque chose, nous quittons la maison pour grimper une montagne aux alentours. Altin tente de nous convaincre de rester encore un jour, mais bien que nous le voudrions bien, notre deadline se rapproche et nous avons encore plus de deux milles kilomètres à parcourir jusqu’à Pékin. Nous nous dirigeons donc vers l’autre bout du village après avoir promis à Altin que nous le reverrons dans une heure ou deux. Nous choisissons  une montagne un peu moins élevée et entamons la raide ascension après quelques hésitations. La montée n’est pas simple, mais nous parvenons à la partie supérieure sans trop de soucis. De là haut, nous voyons le village entier qui est bien plus grand que nous l’imaginions. On repère le centre du village et une école. Nous ne continuons pas bien longtemps avant de redescendre parce que la roche devient instable et le chemin trop raide. En descendant, nous faisons attention de poser nos pieds sur les zones où des plantes poussent. Leurs racines s’entremêlent avec la roche et la terre, permettant ainsi au sol de rester en un bloc. Pour cette raison, les régions défrichées sont plus sujettes à l’érosion, aux glissements de terrains et aux avalanches, ou encore sont moins résilientes en cas de catastrophes naturelles comme les tremblements de terres ou les tsunamis. Pour en revenir à notre marche, elle se limite à quelques petites déstabilisations du sol. Nous nous baignons ensuite dans la rivière qui est bien plus froide que prévu, mais qui est parfaite pour nous remettre d’aplomb et retournons chercher nos sacs et faire nos aux-revoirs.

Pfiiouu... Plus Que La Moitiée!
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Pfiiouu... Plus que la moitiée!

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Allez Peter!

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Le village depuis le haut.

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Un petit dip. 😉

De retour sur la route, nous n’attendons pas longtemps avant qu’un camion s’arrête. C’est LE meilleur véhicule qui puisse nous transporter: vue en hauteur à 360° et transport gratuit assuré.  Le trajet est génial dans le compartiment avant où deux lits superposés sont calés derrière les sièges conducteur et passager. Le conducteur prend même une mère et son enfant pour les déposer au village suivant. Assis confortablement, on se dirige vers Sary Tash, notre dernière destination avant la frontière!!!
Attendant Un Véhicule.
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Attendant un véhicule.

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Vue du camion.

Le Kirghizistan en quelques mots: Hospitalité et chaleur, une route sinuant à travers des vallées à couper le souffle, de la musique.

Comment peut-on s’empêcher d’aimer ce pays?

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