BANGLADESH

Une Odyssée Bangladaise

Huit semaines au Bangladesh: Nous sommes arrivés au milieu du bouleversement politique le plus violent depuis 30 ans (contexte: Élections législatives bangladaises de 2014, “Le jour d’élection le plus violent”), et nous avons réussi à survivre à des menaces, aux “hartals” (manifestations pacifiques), des blocus, des vols et à des supercheries, sans trop savoir comment.

C’est après une longue nuit blanche d’organisation passionnée que nous avons réussi à rejoindre le Bishwa Ijtema, le deuxième plus grand rassemblement de musulmans au monde… avec un litre de rhum dans mon sac à dos. Une bêtise qui aurait pu nous coûter la vie. Nous avons prié et miraculeusement survécu, puis nous somme allés aux Chittagong Hill Tracts, une région qu’on nous avait vivement recommandé d’éviter, car des précédents voyageurs avaient été enlevés et tués par des séparatistes chakma.

En cherchant des Rohingya, nous nous sommes retrouvés dans un temple bouddhiste birman à la frontière du Myanmar, ne dormant que d’un oeil la nuit afin de veiller à ne pas se faire kidnapper, pour finalement devenir amis avec un groupe de Chakma soudé. Cela nous a donné l’opportunité de nous plonger dans leur communauté, d’apprendre un peu leur langue, leur histoire et leurs coutumes. Ils nous ont fait nous sentir chez nous.

Après un retour rapide à Dacca, nous avons rencontré des personnes influentes du pays, puis nous sommes allés dans la division de Khulnâ, la division natale de Saad (c’est qui ?) (sans lui, malheureusement).

Maladie, accompagnée de l’étrange sentiment qui en découle, m’ont frappé dans les Sundarbans, ou j’ai rencontré des politiciens locaux.

Nous avons finalement réussi à retourner à Dacca, en faisant une partie du chemin sur le toit d’un bus.

À Dhaka : des combines, des escroqueries, de la manipulation et une pauvreté extreme nous ont frappés en pleine face jour après jour, pendant que nous cherchions refuge dans un hôtel plutôt joli près des ambassades. Nous avons eu plusieurs confrontations avec la police et leurs sponsors, et l’association britannico-américaine du tabac nous a fait réaliser qu’il n’y avait pas un seul numéro de téléphone qui fonctionnait pour joindre les autorités en cas d’urgence. Bienvenue dans une vraie anarchie, qui fonctionne sous une corruption quasi ultime: une philosophie politique fascinante et terrifiante, mais pourtant instructive et éclairée.